Sphère

Voir tous ces gens prendre conscience de ce qui nous entoure. C'est un spectacle à la fois naturel et affreux qui s'affiche ici devant les yeux de John. Peu à peu, il avait vu toutes ces personnes qu'ils pensait proche de lui s'en aller de sa bulle. Désormais, la circonférence de celle-ci ne recouvrait plus qui lui. Mais même pour lui, elle commençait à disparaître.

Il avait vu Julie en sortir la première, cette jeune fille qui allait devenir alors une femme. Ce qu'elle avait quitté, elle le comprit aussitôt: elle avait quitté ses lentilles roses, ses lunettes bleues, ses lunettes rouges, qui donnait au monde ces couleurs si belles, qui faisait tant resplendir l'arc-en-ciel. Mais dès qu'elle avait quitté cette sphère magique, elle se crut transporté dans le monde inquiétant et noir d'Hitchcock, monde terne où la vie a un prix, souvent trop élevé. Ce que John ne sut alors pas, c'est combien elle souffrit, combien elle pleura, regrettant amèrement cet acte de folie démesurée, et ce qu'elle fit alors de sa vie, à trainer sur les trottoirs à la tombée de la nuit, dans une tenue décadente.

D'autres suivirent Julie, curieux de savoir ce qui se passait derrière cette sphère. Julie semblait si heureuse derrière! Ils la voyaient rire en compagnie d'hommes si bien vêtus, elle semblait afficher un sourire si radieux, qu'on aurait cru qu'elle était le soleil qui faisait rayonner tout ce qu'il y a autour d'elle. Mais ce qu'ils ne savaient pas, c'est que la sphère avait également le pouvoir de changer la réalité, transformant des pleurs en larmes de joies, des sanglots en rires, des fumées toxiques en spectres multicolores.

Et peu à peu, tous sortirent de la sphère, souffrant en dehors, mais les autres y voyaient de la joie de l'intérieur! Ceci déclencha un cercle qui devait s'arrêter sur John, seul jeune garçon restant dans la sphère. Lui n'y croyait pas à ce monde. Il avait tout de suite vu la comédie, car effectivement: ses yeux portent les lentilles d'Alectimoure, lentilles lui permettant de constater avec effroi les malheurs du monde qui se trouvait juste à la sortie de la sphère. Tous étaient partis, tous. Tous avaient soufferts. Certains s'étaient relevés la tête haute, d'autres avaient sombré dans la folie la plus sombre qui soit.


Mais je ne me ferais pas avoir par cette mascarade. Même dans ma sphère, je suis touché par ces manifestations de malheurs qu'on peut trouver, comme ceux de Julie *, mais jamais je ne me ferais avoir. Ce monde est trop pourri pour que je me donne la peine de sortir de ma sphère. Je suis chez moi, tout seul, mais chez moi. Je n'ai aucune envi d'être des VOTRES.


# Posté le dimanche 24 août 2008 18:42

Pensées d'un jeune homme - II

Pensées d'un jeune homme - II
Je ne suis qu'un mec condamné par la société. La société, cette vipère, nous montre la pomme dès notre plus jeune âge, et, inconscients, nous croquons dans cette pomme. Nous vivons de ses bienfaits, jusqu'à ce qu'elle n'apparaisse plus que comme quelque chose de pourri. Mais à ce moment là de nos vies, nous sommes emprisonnés, nous ne pouvons nous sortir de ce bourbier.

La société nous bichonne, la société nous fait perdre la notion de courage, d'amitié, d'amour. Et tous sont dupes de cela. Ils se contentent tous de vivre avec cette impression de bonheur qui n'est qu'un faux-semblant.

Mais moi, je ne suis pas comme eux. Je déteste cette société, son système, ses fondements. Je déteste tous ces gens qui se plaignent, et qui au fond ne font rien d'autre que réclamer. Je pense qu'une constitution et qu'un déclaration des droits de l'homme ne sert à rien car même dans un pays comme le notre des hauts placés violent ces textes fondateurs. Je déteste tous ces économistes, ces politiciens, ces hypocrites.

Et le comble du comble, c'est que je suis condamné à aimer des filles qui m'ignorent totalement. Mes "amis" n'en sont pas et se contentent de me dire "bonjour" avant de rire de moi. Tous les jours, je côtoie des débiles mentales autant par leur comportement que par leur intelligence. Je pratique des arts dans lequel je ne suis qu'un vermisseau qui chie de la merde. Incompétent, je me plonge dans ces pratiques qui font courir le temps.


Mais désormais, LIFE IS OVER. C'est finit, je m'en vais. Adieu.



Petit blog, je te déteste, tu n'es source que de déception.


# Posté le samedi 19 avril 2008 10:25

Modifié le lundi 21 avril 2008 13:09

N'importe qu(o)i

N'importe qu(o)i
Vite, Peter. Prends vite la poudre pour Clochette.
Prends vite la poudre d'escampette.
Je me sens faiblir. Il est là, ils sont là, ils arrivent.
Qui arrive?

Sombre crétin.
Si seulement je pouvais le savoir.
Mes yeux se brouillent à leur vue,
Je n'ai jamais pu les apercevoir.
Mais je sais que ce ne sont que des déchus
Maladies, pleurs, vent: leurs apparences sont... MERDE PUTAIN!

-Quoi? Quoi?

Je les entend venir! Quand cela cessera t'il?

Ô rage! Ô désespoir!
Ô furie ennemie! N'ai-je donc tant vaincu que pour cette infamie?
Je sens déjà mon c½ur battre la chamade
Aides-moi! Aidez-moi!
Quelqu'un...


MWAHAHA! TU NOUS ATTENDAIS? NOUS VOILÀ, CONNARD!


Vous m'êtes indifférent! Je ne suis maintenant qu'un forgisé! (Lire L'assassin Royal, de Robin Hobb)
Comment pourrais-je désormais vous craindre, moi qui suis de tout sentiments dénué?


HIHI! CECI NE MARCHE PAS AVEC NOUS! NOUS T'AVONS REPÉRÉ PAR TA PEUR... ET TU MOURRAS PAR LA PEUR!



Peter, vite!
Peter? Peter! Mon trésor d'arc-en-ciel! Où êtes-vous?
Je suis si seul, dans le noir! J'ai tant besoin de vous!




Mon monde s'écroule, désormais. Écrasé par le monde qui m'entoure, par la vanité de l'espèce humaine, son indifférence, son incompréhension. L'homme est devenu le peuple qui était vivant avant l'épisode de l'arche de Noé. Rempli de mal, d'arrogance. L'homme ne croit qu'en ce qu'il vit. Au fond, ce que vit l'autre, c'est forcément moins triste et dur que ce que l'on vit nous. ça parait tellement évident...


# Posté le mardi 08 avril 2008 15:34

Modifié le mercredi 09 avril 2008 14:11

Vers la voie de la sagesse

Vers la voie de la sagesse
[ Cette nouvelle pourrait parfaitement être l'extrait d'un quelconque roman. J'ai voulu l'écrire ici pour nous faire réfléchir sur notre vie en elle-même et sur ce qui, au fond, est réellement important dans la vie. ]

Une maison abandonnée des autres maisons. Cette même maison était une maison faite de bois, ressemblant étrangement aux petites cabanes dont tout le monde se fait l'idée lorsqu'une maison est abandonnée. De la fumée sortait de la cheminée, comme un doux réconfort qui s'annonce à la vue de cette baraque.

Mais un jeune homme est en deuil. Assis sur le pic de la falaise, ce dernier jette un regard en arrière, vers la maison, puis contemple la vue qui lui est offerte devant lui. Les chaînes de montagnes s'enchaînaient sous ses yeux comme les épines sur le dos d'un hérisson. En dessous du pic où était assis Jérôme, un cours d'eau dévalait en permanence une forte pente, où la végétation s'était invitée. Ce cours d'eau formait à sa suite une immense cascade qui tombait ensuite dans les bras d'une rivière. Au loin, une forêt où le vert dominait pouvait être observée.

Et Jérôme, qui venait d'apprendre la mort de sa s½ur, contemplait le paysage, en pensant à cette dernière. Il repensait à la manière dont ils étaient tous deux si proches, et se remémora leurs moments de rires, mais aussi de pleurs. La vue de tous ces arbres lui rappela combien elle et lui aimaient se parler, en étant allonger sur les longues branches du chêne du parc tout près de chez eux. À la vue de tous ces souvenirs qui revenaient en lui, Jérôme ne pus s'empêcher de verser une larme.

« Tu es encore là ? » Jacques, le vieil homme qui hébergeait Jérôme, s'était assis à côté de lui. Le jeune homme ne répondit ni ne détourna le regard. Il ne souhaitait pas parler pour rien dire, et Jacques voyait bien de toute façon qu'il était encore « là », même ci ce là, correspondait en vérité plus à « dans ses pensés ».
« Comme je te l'ai déjà dit, je connaissais bien ta s½ur...
- Je sais, elle m'avait déjà parlé de toi. Je t'ai menti quand j'ai dit que c'était maman. Maman t'a jamais connu. J'ai dit ça parce que... »
Jérôme se tus, trop ému pour parler. Il ne faisait que regarder le sol et frotter ses doigts contre la roche entre ses jambes. Jacques en profita pour essayer de le réconforter :
« Tu sais, elle aimait beaucoup s'installer là aussi, que ce soit de jour pour les paysages ou de nuit pour les étoiles. Mais bizarrement, elle ne regardait jamais les couchers de soleil...
- C'est qu'elle n'aime pas le changement.
- Le changement ?
- Oui. Je me souviens que le moindre petit changement l'irritait. Ça pouvait partir de la soirée macdo décidée à la dernière minute jusqu'au changement d'un poster dans n'importe quelle chambre. Je pense que c'est parce qu'elle était dégoûtée par la société et tous ces changements qu'elle est partie vivre dans la nature d'ailleurs.
- Elle m'a beaucoup parlé de toi, dit le vieil homme. Comme Jérôme ne répondait pas, il poursuivit. Elle m'a dit que si elle était parti si tard, c'est uniquement parce qu'elle savait que ça te ferait de la peine.
- Mais aujourd'hui, elle est...
- Ne sois pas si pessimiste, voyons ! » s'exclama Jacques, d'un ton de reproche. Il avait envi de lui dire d'arrêter de faire frotter ses doigts contre la roche, que l'on n'était pas dans un interrogatoire de police, mais entre amis, et qu'il avait pas à stresser, mais il se retint. Il préféra attendre que Jérôme puisse sortir ce qu'il avait vraiment sur le c½ur.
« À vrai dire, j'ai toujours voulu écarter le fait qu'elle soit...morte, dit ce dernier, tandis que de nombreuses larmes commençaient à perler sur ses joues. Certes, elle ne m'écrivait de cartes, c'était très bizarre, surtout que rien ne justifiait le fait qu'elle cesse de m'écrire. Mais je me suis dit après : « Peut être, cela veut dire que ma s½ur est enfin heureuse... », mais je dois dire que je ne pensais pas que ce serait de cette façon... Aujourd'hui je dois avouer que c'était juste une excuse, un voile cachant la dure vérité. Ma peur de la perdre était si grande,
la perdre aurait été si... La perdre aurait été si ...»
Jérôme éclatait à présent en sanglots, et ne pouvait plus vraiment parler d'une façon claire. Jacques en profita pour lui dire quelques bonnes paroles :
« Tu sais, petit. Quand ma femme, puis ma fille, puis mon frère sont morts, je dois dire que j'ai été dans un état très proche du tien. Plus rien ne me satisfaisait, plus personne ne me redonnait le sourire. C'est là que j'ai acheté la maison, et depuis, je vis heureux, guettant la venue d'aventuriers comme toi, les hébergeant et les aidant. »
Jérôme commençait à se calmer et écouta attentivement l'homme expérimenté, tout en le contemplant ; Il buvait ses paroles.
« Bref, tout ça petit pour te dire que si tu vis uniquement pour le passé, tu n'y arriveras à rien. Un homme qui m'a hébergé m'a dit un jour : « Ne passes pas ta vie à pleurer ceux qui ne sont plus, mais construits la plutôt avec les personnes qui t'entourent ». »
Après cette dernière phrase, nul des deux hommes ne parla. Jérôme contemplait le paysage, tandis que Jacques faisait de même. Le soleil n'était presque plus visible, et son couché était reflété dans l'étendue d'eau.

Jacques se leva, puis dit en mettant une main sur l'épaule de son jeune ami :
« Ne restes pas trop longtemps ici. Tu vas prendre froid. »
Ce dernier acquiesça de la tête. À présent, le soleil était presque couché, lorsqu'il se leva à son tour. Il regarda une dernière fois ce paysage que la déesse nuit avait teinté de noir.
« Adieu,Julie... »


# Posté le mardi 11 mars 2008 14:45

Modifié le mercredi 12 mars 2008 14:37

Pensées d'un jeune homme - I

Pensées d'un jeune homme - I
Je t'aime. Je suis mort. Je suis plein de haine. Je t'aime quand même.

Je voudrais te voir. Je voudrais te caresser. Je voudrais mettre mes doigts dans tes cheveux. J'aimerais que tu sois près de moi.

La peine ? La haine ? Qu'est ce que c'est ?Au pire, je m'en fous, tout ce que je veux c'est toi. Toi seule.

Pensées tourmentées, viles et perfides mémoires de jeune homme. Telle une larme, je m'écroule contre le mur. Tel le vent qui souffle, je fais bouger mes cheveux de mes soubresauts.

Les autres... Qu'y peuvent-ils ? Que veulent-ils de toutes façons ? S'ils voulaient me donner l'impression de n'être qu'un déchet, un prototype mal finalisé, ils ont réussi. Je me sens différent... Mais qu'est ce que la différence ? Et puis je t'aime.

Mais au fond, que je te vois ou pas, qu'est ce que ça peut te foutre, toi, qui m'ignore ?Qui suis-je, au fond, pour toi ? Que veux-tu faire de moi ? Qu'attends-tu de moi ? Peut-être attends-tu un nous ?

Je me souviens encore de ça... Tu me fais penser à quelqu'un tu sais... Quelqu'un que je n'osais jamais aller voir... Jusqu'à ce jour, amère et noir, ce jour sans étoiles ni lune.
M'approchant à coup de pédale de lui, je passai la 5° vitesse. J'étais arrivé devant une grille lourde et grise, avec des teintes obscures provoquées par la déesse nuit elle-même. Cette même grille était soutenue par un imposant muret. Je mis les deux pieds à terre, et ai observé. Non, je n'ai pas enlevé mes fesses de la selle, car j'avais peur.

« Es tu seul ?Ai-je crié
Es tu seul ? Me suis-je lamenté
Es tu seul ? Ai-je pleuré.»

De peur que le dieu mort ne vînt, je me suis remis à pédaler, m'éloignant des pierres sacrés derrière les barreaux gris. Je ne souhaitais plus revoir ça. Ne plus y aller seul. Tout ce que je voulais c'est ne pas être seul...

Mais je suis seul. Terriblement seul.

Compréhension. Raison . Irrationalité. Le potager humain n'est plus dans un bon état. Amour. Amitié. Amour-propre. Ceux qui m'aiment me suivent. Je sais, toi tu restes là.

Toi qui lis ces lignes. Toi qui te recoiffe. Toi qui tape sur ton clavier. Toi qui est...

Moi qui pleure.



# Posté le jeudi 14 février 2008 14:54

Modifié le samedi 19 avril 2008 10:29